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mardi 1 avril 2014

La Pantalla Cine en versión original: Nueve Reinas & Amic/Amat

Cette semaine, La Pantalla vous invite aux projections de

NUEVE REINAS, 

film policier de Fabián Bielinsky (Argentine, 2000), avec Ricardo Darín

le mercredi 2 avril à 19h, salle A214

Juan et Marcos, deux petits arnaqueurs sympathiques mais sans envergure de Buenos Aires, se rencontrent au moment où ils s'apprêtent à commettre un même cambriolage. Durant vingt-quatre heures, ils s'associent pour voler une planche de neuf timbres rarissimes appelés les Nueve Reinas. Ils espèrent ainsi les revendre à un collectionneur vénézuélien. Pour mener à bien leur affaire, ils font appel à Valeria, la séduisante soeur de Marcos.

Trailer :





AMIC/AMAT, 

drame de Ventura Pons (Argentine, 1999), adaptation de la pièce Testament, de J. Mª Benet i Jornet

le jeudi 3 avril à 19h, salle A214


De retour à Barcelone, un professeur de littérature médiévale sur le point de mourir décide de léguer son travail de recherche en héritage à un brillant étudiant. Celui-ci survit en se prostituant, mais il doit bientôt faire face à la maternité de son amie.


Trailer:


lundi 2 avril 2012

La Pantalla, cine en versión original: Kamchatka

Este martes 3 de abril en la UPV (aula G03) a las 18h15 se proyectará la película Kamchatka de Marcelo Piñeyro (Argentina-España, 1h45, VOSTF). Presentan Julio Zárate y Anne-Laure Bonvalot.

Habrá un aperitivo-debate durante y después de la película.

Sinopsis:

Harry es un niño como cualquier otro. Tiene 10 años, va a la escuela, le gustan los juegos de mesa y mirar la televisión. Su padre es abogado, su madre trabaja en la universidad y su hermano menor, el Enano, es socio obligado de sus tropelías.

Lo que no es normal es el mundo en el que vive. En 1976, la Argentina ha caído en manos de una dictadura militar. Miles de ciudadanos son perseguidos y secuestrados. En la mayoría de los casos, el único crimen del que podía acusárseles es el de oponerse vocalmente a un régimen semejante.

Ese es el caso de los padres de Harry. Sabiéndose buscados, deciden esconderse. Sacan a los niños de la escuela, abandonan su casa y se ocultan en una finca de las afueras de la ciudad. Imaginan que el tiempo hará su parte, suavizando la situación.

Harry y el Enano no están muy felices con su nueva circunstancia. Les duele haber sido apartados de sus amigos, de sus escuelas, de sus juguetes, de su vida cotidiana.

Poco a poco comenzarán a apreciar las ventajas de su peculiar situación. El tiempo libre para explorar los confines de la finca. La oportunidad de conocer gente excitante y misteriosa, como Lucas, el adolescente a quien sus padres dan temporalmente asilo (Lucas también está en fuga), y de quien recelarán primero, para después convertirlo en su mejor aliado. Y la necesidad de adoptar nuevas personalidades, como los héroes de sus historietas favoritas; Harry, que no se llama Harry, elige ese nombre en homenaje a su ídolo, Houdini, el Rey de los escapistas.

Pero el tiempo no obrará a favor. La persecución llegará hasta ellos, mordiendo sus talones. Acorralados, sus padres decidirán dejarlos con los abuelos para apartarlos de la línea de fuego.

Y a la hora de despedirse, antes de subirse al destartalado automóvil en que emprenderán la fuga final, papá y mamá dejarán en manos de Harry su juego de mesa favorito, el T.E.G., sabiendo al hacerlo que le dejan mucho más que un pasatiempo.

Entre las reglas del T.E.G hay escondido un secreto que sólo Harry sabrá, y que le ayudará a resistir hasta que finalmente salga el sol sobre ese país de invierno.

Tráiler: http://www.youtube.com/watch?v=JkAWI_fS7Pc

lundi 19 mars 2012

Eva


Eva
Kike Maillo
Espagne, 2011, 1h34, avec Daniel Brühl, Lluis Homar, Alberto Ammann, Marta Etura, Claudia Vega.
Sortie le 21 mars 2012.


«Eva», c’est juste la nouvelle pépite du cinéma de genre estampillée Made in Spain. Et, accessoirement, un des films de SF les plus poignants de ces dernières années. En 2041, un ingénieur en cybernétique de renom, Alex, retourne à Santa Irene pour finaliser la mission que la Faculté de Robotique lui a donnée : créer un enfant androïde.
«Eva» se déroule dans un futur très proche, où les humains ont dompté la robotique pour donner vie à des androïdes «à tout faire». La prochaine étape de cette science en plein boom est la construction d’un enfant robot, capable de réagir avec espièglerie et malice, bref, avec tout l’illogisme qui fait le charme d’un véritable bambin. Pour mener à bien ce projet, Alex, un ingénieur surdoué, va devoir se lier d’amitié avec Eva, une jeune fille qui ne cessera de l’intriguer. Sur le papier, Le cycle des robots d’Asimov n’est pas loin. K. Dick non plus, ce qui pouvait laisser craindre d’une espèce de conte paranoïaque comme on en a beaucoup vu. A l’écran, c’est quelque chose de beaucoup plus original qui nous est proposé. Aux confluents des genres, cette relecture du mythe de Pinocchio s’avère autant une œuvre de SF culottée qu’un drame intimiste sur la parentalité, le tout baigné dans un univers propre au cinéma de genre. Film d’atmosphère autant que de personnages, EVA épate par sa richesse visuelle, sa qualité d’écriture, la perfection de ses comédiens (Daniel Brühl est tout simplement ahurissant, tout comme Marta Etura et la jeune Claudia Vega) et tout bêtement, par sa parfaite maîtrise technique et par la manière dont son géniteur (Kike Maillo) a su digérer ses influences variées pour donner naissance à un premier film ayant son identité propre.
Séances au cinéma Diagonal :
Semaine du 21 au 27 mars: Tous les jours à 13h50, 15h45, 19h50.
Semaine du 28 mars au 3 avril : Tous les jours à 13h45, 17h40, 21h55.
Semaine du 4 au 10 avril : Tous les jours à 17h50 et 21h45+mer, sam, dim, lun, mar à 11h40.

mercredi 15 février 2012

Amador


Amador
Fernando León de Aranoa
Espagne, 2011, 1h52, avec Magaly Solier, Celso Bugallo, Pietro Sibille, Sonia Almarcha, Fanny De Castro...

Marcela et son fiancé vivent de la vente des fleurs mais lorsque le réfrigérateur qui permet de les conserver tombe en panne, la jeune femme doit trouver d’urgence un emploi pour subvenir à leurs besoins. Elle va donc accepter de s’occuper pendant tout un été d’Amador, un vieux monsieur passionné de puzzles qui, en fin de vie, ne quitte plus son lit, et avec qui elle se liera rapidement d’une amitié toute en discrétion, délicatesse et non-dits. Même si le quotidien de Marcela était rempli de fleurs, sa vie n’a jamais été vraiment rose et elle est chaque jour confrontée à la misère. Cette rencontre inespérée lui ouvrira les yeux sur les raisons de son existence… Ils étaient deux inconnus, qui n’avaient quasiment aucune chance de se rencontrer, mais peu à peu ils se devinent mutuellement, tandis qu’une complicité plaisante s’installe entre le vieux monsieur coquin et la timide garde-malade...
Dans ce très beau “Amador”, la vie et la mort se retrouvent ensemble dans une même pièce au nom de l’amour : l’amour que le vieillard porte à la vie jusqu’à son dernier souffle, l’amour qu’éprouve Marcela… Et malgré l’étrangeté de la situation, le film est aussi délicatement touchant que subtilement drôle. Evoquant la mort et les difficultés humaines, il n’en célèbre pas moins la vie avec un humour bienvenu et réjouissant.
Les temps sont durs, il est parfois difficile de s’en sortir, mais si Marcela, malgré toute son énergie, malgré toute sa volonté d’optimisme, a bien du mal à s’imaginer un avenir radieux, elle tournera les choses à son avantage, parce que son désir de vie et d’amour est plus fort que tout ce qui peut lui arriver…
Séances au cinéma Diagonal :
Semaine du 15 au 21 février : tous les jours à 15h30 et 19h35.
Semaine du 22 au 28 février :mercredi 22 à 11h50 et 17h40, jeudi 23 à 17h40, vendredi 24 à 19h45, samedi 25 à 11h50 et 19h45, dimanche 26 à 17h50, lundi 27 à 15h40 et mardi 28 à 17h40.







vendredi 10 février 2012

LA PANTALLA-CINE EN VERSIÓN ORIGINAL


Mardi 21 Février

18h15, Salle G02

Projection de LA VIDA ES SILBAR

Film cubain de Fernando Pérez (1998)

Synopsis
Bébé a dix-huit ans. Elle raconte l'histoire de Mariana, de Julio et d'Elpidio, malheureux dans La Havane de cette fin de siècle.
Mariana, elle, est une jeune danseuse qui, pour obtenir le rôle principal dans un ballet, fait voeu de chasteté

Présenté par Véronique Pitois et Carlos Tous

mardi 7 février 2012

Un cuento chino


El Chino (Un cuento chino)
Sebastián Borensztein
« Un cuento chino »
Argentine, 2011, 1h38min, avec Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana


Roberto, incarné par le célèbre argentin Ricardo Darín, possède sa petite quincaillerie, et partage sa vie entre son métier et sa collection d’articles découpés dans des journaux. Il mène une petite vie tranquille, réglée comme du papier à musique ; mais un événement vient rompre cette mélodie monotone. L’arrivée de Jun, jeune chinois d’une vingtaine d’année, fraîchement débarqué à Buenos Aires, va bouleverser le quotidien de Roberto. Il ne parle pas un mot d’espagnol, et est à la recherche d’un oncle perdu de vue depuis plusieurs années.
Des murmures d’étonnements parcourent la salle dès le début du film ; les dialogues de la séquence d’ouverture ne sont pas sous-titrés. Un couple de chinois s’apprête à célébrer ses fiançailles sur une barque dérivant au fil de l’eau, quand soudain… Les murmures se font alors sourires, puis rires ; « El Chino » manie avec beaucoup de finesse l’humour et l’ironie, le drame et la tragédie, l’absurdité et l’incongruité. Un cocktail explosif, qui passe par tous les poncifs en relevant pourtant le défi de nous faire sourire à chacun de ces passages.
Séances au cinéma Diagonal:
Semaine du 8 au 14 février : tous les jours (sauf jeudi 9): 13h55 et 19h50

lundi 6 février 2012

La Pantalla - También la lluvia


La Pantalla-Cine en versión original
Lundi 06 février à l'UPV (18h45- Salle G02)

Projection du film También la lluvia (Même la pluie)
Icíar Bollaín, 2010, 1h43, VOSTF

Film présenté par Julio Zárate et Antonio Carrillo. La projection sera suivie d'un apéritif-débat.

Venez nombreux !!

Sebastián, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d'un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût.
Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l'un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante. Costa et Sebastián se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d'un peuple démuni; ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.

jeudi 19 janvier 2012

Leonera

LEONERA

Pablo TRAPERO - Argentine 2008 1h53mn VOSTF

SEANCE UNIQUE au cinéma UTOPIA le mardi 24 janvier à 20h30, dans le cadre de Ciné Campus. Après la projection, un débat sera animé autour du film par Jeanine Chamond, psychologue clinicienne, maître de conférence en psychopathologie clinique, qui a travaillé dans une U.C.S.A. (Unité de Consultation et de Soins Ambulatoires) en maison d'arrêt.

LEONERAToute la vie de Julia bascule le jour ou elle est accusée du meurtre de son compagnon qui la trompait avec un autre homme. De plus elle vient d’apprendre qu’elle est enceinte et n’entretient pas de bons rapports avec sa famille. Conduite sous les barreaux, elle est placée dans un quartier spécial uniquement dédié aux jeunes mères et femmes enceintes. L'enfant va voir le jour en prison, un milieu qu'on peut qualifier de non-idéal pour débuter une vie.
A première vue, il y a dans ce film tous les éléments pour en faire un mélodrame bien larmoyant. Mais ce qui intéresse le réalisateur Pablo Trapero, ce n’est pas le système judiciaire (on ne le voit presque jamais à l’écran), ni la vérité des faits (comme les protagonistes nous ne savons pas ce qui s’est réellement passer entre Julia, son ami et l’autre homme), mais le combat d’une mère pour son fils. Là encore le réalisateur réussit à surprendre le spectateur ne faisant pas de cette mère une victime de sa situation, mais au contraire une femme forte et courageuse.

Bien entendu ce film n’est pas un portrait enjolivé de l’univers carcéral, c’est un endroit difficile physiquement et psychologiquement. Pourtant la force de Leonera réside justement dans le fait que tous en étant sombre la prison est aussi un espace lumineux ou cohabitent la tristesse, les violences avec la joie et l’amour, sans que jamais le traitement du sujet par Trapero ne tombe dans le manichéisme ou le misérabilisme. En plus d’une mise en scène très soignée, ce film ne serait pas ce qu’il est sans Martina Gusman interprète du rôle de Julia. Le fait qu’elle soit la compagne de Trapero explique surement cette alchimie qu’il y a entre elle et la caméra.

Avec ce film on comprend pourquoi Pableo Trapero est considéré comme l’un des jeunes cinéastes qui redonne un nouveau souffle au cinéma argentin et que chacun de ses films soit sélectionné dans des festivals internationaux.


mercredi 18 janvier 2012

Los herederos (Les enfants héritiers)

Jeudi 19 janvier à 19h40
au Cinéma Diagonal

Los Herederos – Les enfants héritiers
de Eugenio Polgovsky
(Mexique, 1h20, 2008)
Séance unique suivie de débat avec Jacques Pelissier, distributeur du film en partenariat avec les CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active)


Dans les campagnes mexicaines, la pauvreté se transmet le plus souvent par héritage. De génération en génération, les jeunes reproduisent les gestes des anciens dans un même combat pour survivre. Un enfant joue, rit, blague. Et celui que l’adulte fait travailler... aussi !
« Los Herederos - Les Enfants héritiers » est un documentaire atypique et très remarqué en festival. Il y a de la grâce dans le regard posé par le film sur ces enfants et une remarquable habileté à les suivre, courant sur un sentier sinueux de montagne. Avec « Los Herederos- Les Enfants héritiers », le mexicain Eugenio Polgovsky interroge notre rapport à l’héritage : que laissons-nous à nos enfants ? Quelle éducation leur transmettons nous ? Et si l’héritage le plus commun n’était finalement pas la pauvreté ?

mercredi 11 janvier 2012

Agnus Dei

Jeudi 12 janvier à 19h45 au Cinéma Diagonal

Agnus Dei
de Alejandra Sánchez

Séance unique suivie d'un débat avec la réalisatrice


Film Documentaire, Mexique, 2010, 1h21


Jesús a été violé par le prête Carlos López Valdés alors qu’il n’avait pas 14 ans. Pire peut-être, il a été abusé par celui qu’il aimait, et qu’il considérait comme un second père. Pire encore, à l’époque, le jeune adolescent ne comprenait pas, son bourreau feignait la normalité, et Jesús s’est malgré lui cantonné pendant plusieurs années dans le silence de la honte et de la culpabilité.
Le film s’ouvre sur l’évocation de l’un de ses cauchemars, éloquent. Le jeune homme se rend à l’enterrement de son père, au sommet d’une colline. L’office est célébré par un prêtre qu’un enfant de chœur masturbe. La représentation illustre l’horrible songe par un innocent dessin animé (véritablement réalisé par Jesús). Délicate et ingénieuse réponse visuelle que le film viendra répéter à plusieurs reprises. Le documentaire d’Alejandra Sánchez est ainsi émaillé de trouvailles figuratives dont l’inventivité allège le propos (photographies animées, récurrences de motifs oniriques – nuages, avions, oiseaux -, musique… etc.). Le passé de Jesús, obsédant, l’accompagne chaque jour, et revient sans cesse sur le devant de la représentation par l’interview filée que la réalisatrice a construite tout au long du film. Jesús explique ainsi les premiers attouchements, puis les relations sexuelles forcées. Il détaille aussi les sentiments contradictoires qui le paralysaient et l’empêchaient de dire ou de dénoncer.
Alejandra Sánchez met en scène cette quête d’une éventuelle rémission en suivant le jeune homme dans ses investigations, mais la cinéaste mexicaine ne se focalise pas sur la seule expérience de Jesús. Elle mêle cette trajectoire particulière à celles de jeunes séminaristes, notamment saisis pendant leurs austères leçons de morale et de sexualité. Le documentaire se frotte également à plusieurs responsables religieux, et descend dans la nef des églises, pendant les offices religieux.

dimanche 8 janvier 2012

Malveillance (Mientras duermes)


Malveillance
Jaume Balagueró
“Mientras duermes”
Espagne, 2011, 1h42 avec Alberto San Juan, Carlos Lasarte, Iris Almeida, Luis Tosar, Marta Etura, Pep Tosar, Petra Martínez, Tony Corvillo


César est un gardien d’immeuble toujours disponible, efficace et discret. Disponible pour s’immiscer dans la vie des habitants jusqu’à les connaître par cœur ; discret quand il emploie ses nuits à détruire leur bonheur ; efficace quand il s’acharne jusqu’à l’obsession sur Clara, une jeune femme insouciante et heureuse…
« Malveillance » est le nouveau film de l’un des maîtres espagnols du genre, Jaume Balagueró. Catalan, déjà auteur de « La secte sans Nom »,
« Darkness », « Fragile », et la série des « REC », le voici qui nous livre un nouveau film au suspense intense, de quoi mettre les nerfs à rude épreuve, jouant d’un huis clos comme les épisodes de « REC » : une entrée d’immeuble, une cage d’escalier, deux appartements.
Centré dans un premier temps sur le personnage du gardien, le scénario nous révèle en parallèle l’étrange rituel nocturne de cet homme à l’organisation millimétrée, ainsi que chacun des voisins auquel il a quotidiennement affaire. De la vieille dame seule qu’il écoute sagement, au riche propriétaire qui surveille qu’il fait bien ses horaires, en passant par la petite fille qui le fait chanter, tous son objets de frustrations voire d’humiliation, pour cet homme du peuple, qui sent bien, malgré la bienséance, quelle est ici sa place : tout en bas de l’échelle sociale, autrement dit, tout en bas de l’escalier.
Cadrages claustrophobes, violence latente, plan machiavélique, cynisme assumé, sang froid virant au chaud, « Malveillance » constitue un petit frisson qu’on ne saurait s’éviter. Après cela, vous ne laisserez plus jamais les clés de chez vous à un gardien, aussi charismatique soit-il.
Séances au Cinéma Diagonal :
Semaine du 4 au 10 janvier : tous les jours, 22h10
Semaine du 11 au 17 janvier : tous les jours à 18h, 22h + mercredi, samedi à 11h45

mercredi 4 janvier 2012

Les acacias


Les Acacias
Pablo Giorgelli
Argentine, 2010, 1h25, avec German De Silva, Narya Calle


Sur l’autoroute qui relie Asunción à Buenos Aires, un camionneur doit emmener avec lui une femme qu’il ne connaît pas et son bébé. Ils ont devant eux 1500 kilomètres, et le début d’une belle histoire.
« Accepter de rouler pour Las Acacias, c’est se rendre compte une fois encore que le cinéma peut être un art très simple, très direct, pour peu qu’on laisse respirer les choses, qu’on se fixe une place et qu’on s’y tienne. (…) La saveur étrange de ce film, la façon dont il réussit à faire du bien à une salle entière, tient sans aucun doute à cela : il ne s’agit pas tant ici d’un voyage que d’une trajectoire de vie. Sans discours ni intention trop lourde, juste saisie comme il se doit, dans sa naissance et dans son déroulé. » Libé
« Un road-movie tendre parcouru d’un subtil sens de la perte et de la solitude, Las Acacias est le premier long-métrage, franc et délicatement captivant, du réalisateur et scénariste Pablo Giorgelli. (…) Une chaude humanité. »
Screen International

Séances au cinéma Diagonal :
Semaine du 4 au 10 janvier : Tous les jours à 14h, 19h45, et mercredi, samedi, dimanche à 12h.
Semaine du 11 au 17 janvier : Tous les jours à 14h, 19h45, et mercredi, samedi, dimanche à 12h.
(Pas de séance jeudi 12 et lundi 16 à 19h45).

La ruta austral

La ruta austral
(La route australe)
Emilio Pacull
“La ruta Austral”
Film documentaire, Chili,
52 mn

Séance unique au cinéma Diagonal le jeudi 5 janvier à 20h
Séance suivie de débat avec le réalisateur et un journaliste
En partenariat avec l’association Copihues

Ce documentaire du cinéaste chilien Emilio Pacull est une visite au cœur de l’une des dernières régions vierges de la planète où la force de la nature contraste avec sa fragilité écologique. À l’étroit entre la cordillère des Andes et l’Océan pacifique, la Patagonie chilienne est un territoire des extrêmes, fait de grands espaces, de volcans et de fjords, de vents et de pluie...

« La Route Australe » ou « ruta siete » comme l’appellent les chiliens, est une nationale qui traverse la Patagonie du nord au sud sur près de 1000 km. Source de progrès pour les habitants, cette route a paradoxalement fragilisé le territoire qu’elle traverse rendant incertain l’avenir de la région.
La surexploitation de l’environnement, la prolifération des fermes d’élevage en mer, la déforestation indiscriminée dont sont victimes les territoires mapuche, entraine la pollution de fleuves et rivières, le réchauffement climatique et des bouleversements écologiques aux conséquences désastreuses
La population locale s’est insurgée contre le mégaprojet hydraulique qui vise à acheminer l’électricité aux entreprises minières du nord, à plus de 2000 km de là. Leur opposition à la construction d’une série de barrages sur le fleuve Baker, joyau de la Patagonie chilienne, a mis le feu aux poudres. Suivie par les Mapuche, les écologistes, les surendettés, les retraités, puis les étudiants, la contestation s’est propagée à des secteurs de plus en plus vastes de la société chilienne.

mercredi 9 novembre 2011

"Bonsaï", film chilien à l'affiche du cinéma Diagonal.



Bonsaï, Cristián Jiménez, Chili, 2010, 1 h 42, avec Diego Noguera, Nathalia Galgan, Gabriela Arancibia ... Un certain regard - Cannes 2011
Le Chilien Jiménez filme un écrivain qui passe à côté de son existence. L’histoire se déroule sur deux espaces-temps. Premier temps : l’époque où le jeune héros, Julio entre à l’université de lettres, paumé comme tous ses congénères. «Je veux savoir si vous méritez d’être qualifiés d’étudiants, annonce le prof, ou si vous n’êtes qu’une bande de délinquants, sans vouloir offenser les hors-la-loi. Que ceux qui ont lu Proust lèvent la main.» Pour ne pas être le seul à subir l’offense de l’inculture, il lève donc la main, comme tous les autres ignares. En revanche, il est le seul à passer immédiatement à la bibliothèque pour emprunter le premier volume de la Recherche et s’endort sur la plage après en avoir lu cinq pages. Comme Julio a laissé le bouquin sur son torse blanc comme un lavabo, le voilà avec, littéralement, Proust dans la peau à la faveur d’un sévère coup de soleil. Cette entrée en matière donne le ton littéraire, érudit même, de tout le film.La seconde période de Bonsái permet de redécouvrir Julio huit ans plus tard. Il est barbu, fauché et ne vit plus avec Emilia, la jolie étudiante dont il est tombé amoureux à la fac.

samedi 14 mai 2011

La mirada invisible/ l'oeil invisible

L’oeil invisible
Sortie le 11 mai
Diego Lerman
“La Mirada Invisible”
Argentine, 2011, 1h35, Avec Julieta Zylberberg, Osmar Núñez, Marta Lubos, d’après le roman Ciencias morales de Martin Kohan.



«D’abord nous tuerons tous les agents de la subversion, puis leurs collaborateurs et puis enfin leurs sympathisants ; ensuite viendront les indifférents et pour terminer les indécis. » C’est ainsi que s’exprime en 1977 le général Iberico Saint-Jean, gouverneur de Buenos Aires. L’Argentine est alors, depuis le coup d’état de 1976, sous le joug de la dictature militaire et de son « processus de réorganisation nationale » : assassinats, disparitions, enlèvements... toutes ces choses «nécessaires» pour remettre le pays dans un ordre national-catholique, idéologie de la nouvelle junte au pouvoir.
Pour narrer cette période de l’histoire de son pays, le réalisateur choisit de situer son action un an avant la fin de la dictature, en mars 1982, à Buenos Aires. Plus aucun Argentin n’ignore alors que tout le pouvoir du régime réside dans une surveillance continue de la population par « des yeux invisibles » qui observent minutieusement ses moindres faits et gestes. Marita sera un des agents de cette surveillance sournoise. Elle a 23 ans, sa vie est bien morne : son quotidien semble invariable, dans un univers familial exclusivement féminin, entre sa mère et sa grand-mère. C’est vrai que sous un régime pareil, ce n’est pas la fête tous les jours non plus ! Elle vient pourtant de décrocher un boulot, Marita, et pas n’importe lequel : un poste de surveillante dans un lycée, et pas n’importe lequel non plus, le Colegio Nacional de Buenos Aires, symbole d’une grande importance patriotique pour la junte militaire puisqu’on y forme les futures élites du pays, endoctrinées dès le plus jeune âge. Marita est naturellement d’une classe sociale inférieure et on la regarde dans ce saint des saints avec un certain dédain. Mais elle est tellement discrète, impassible, absente, presque sans vie, que c’est sans doute grâce à cette apathie qu’elle l’a décroché ce poste. Le surveillant en chef de l’établissement, Monsieur Biasutto, ne s’y est pas trompé : il a bien détecté en elle l’employée zélée qu’il attendait, méfiante de tout le monde. Car surveiller dans ce contexte est bien plus qu’un simple travail de pion, c’est un travail d’espion. Il va donc lui apprendre à être un œil qui voit tout sans être vu : un œil invisible. Diego Lerman nous raconte à travers le destin d’une jeune femme en devenir, un moment décisif de l’histoire de son pays.

Séances au cinéma Diagonal :
Semaine du 11 au 17 mai : tous les jours à 16h05 et 20h10
Semaine du 18 au 24 mai : tous les jours à 16h05 et 22h
Semaine du 25 au 31 mai (dernière semaine) : tous les jours à 17h45

jeudi 12 mai 2011

Revolución


Revolución
Sortie le 11 mai
Fernando Eimbcke, Patricia Riggen, Gael García Bernal, Amat Escalante, Carlos Reygadas, Mariana Che
Mexique, 2010, 1h40, avec Monica Bejarano, Justo Martinez, Adriana Barraza, Ansberto Flores Lopez
Abrazo d’Or du Meilleur Long Métrage au Festival de Biarritz Amérique Latine


Dix voix de l’avant-garde du cinéma mexicain s’unissent pour célébrer les 100 ans de la Révolution Mexicaine. Cette compilation énergique et aux multiples facettes exprime ce moment historique qui résonne encore dans la société d’aujourd’hui. Que reste-t-il de la Révolution mexicaine un siècle plus tard ? Dix cinéastes mexicains emblématiques en livrent leur propre vision. Récupérée à des fins démagogiques selon Rodrigo Plá, elle a laissé l’empreinte de l’appartenance à un pays pour Patricia Riggen, quand Rodrigo García voit les fantômes des révolutionnaires hanter les rues de Los Angeles...La Bienvenue de Fernando Eimbcke, A notre bien-aimé de Patricia Riggen, Lucio de Gael García Bernal, Le prêtre pendu de Amat Escalante, Ceci est mon royaume de Carlos Reygadas, Le magasin de l’hacienda de Mariana Chenillo, R-10 de Gerardo Naranjo, 30/30 de Rodrigo Plá, Pacifico de Diego Luna, 7th Street de Alvarado Rodrigo García.

Séances au cinéma Diagonal jusqu'au 31 mai :
Semaine du 11 au 17 mai : me 11 (16h ou 20h), je 12 (21h50), ve 13 (20h), sam 14 (16h), dim 15 (21h55), lun 16 (18h), mar 17 (17h55)
Semaine du 18 au 24 mai : me 18 (17h45), je 19 (13h45), ve 20 (15h35), dim 22 (20h10), mar 24 (17h30)
Semaine du 25 au 31 mai : je 26 (18h), ve 27 (13h45), sam 28 (15h30), dim 29 (19h50), mar 31 (22h10)

jeudi 14 avril 2011


A ciel ouvert
d'Inès Compan sort au Diagonal la semaine du 20 avril.

La projection du mercredi 20 avril à 19h50 sera suivie d'un rencontre avec la réalisatrice. Cette séance est organisée par le collectif Alba Amérique Latine.

Les autres projections seront le samedi 23 avril à 11h50 et le mardi 26 à 14h15

Toutes les infos sur le film : http://acielouvert-film.blogspot.com/


Nous vous espérons nombreux!

jeudi 17 mars 2011

La cantante de tango / La chanteuse de tango


Film argentin de Diego Martínez Vignatti, 2010.


Helena est un grand espoir du tango. Elle est profondément, passionnément amoureuse. Lorsqu'elle passe avec succès une audition avec son groupe pour une résidence dans un prestigieux théâtre de Buenos Aires, sa carrière semble prendre son envol. Mais elle est alors frappée par un drame: l'homme qu'elle aime ne l'aime plus en retour. Pour Helena qui vit et chante pour l'Amour, c'est le bout du chemin. Obsédée et torturée par cette perte, Helena est incapable de dépasser la blessure de son coeur et devient l'ombre d'elle-même. Mais que se passerait-il si elle s'en allait pour tout recommencer ailleurs? Qu'arriverait-il si elle laissait derrière elle sa souffrance et entamait une nouvelle vie dans un autre pays?

Séances au Diagonal à partir du 6 avril, tous les jours à 13h40 et 19h40 (sauf le samedi: 13h40 et 19h50).